Le Liberté (Haut)

          Luis
Heure : 23h20  
Vive la diversité !
Malgré une grosse soirée world, peu d?artistes viennent de l?hémisphère sud et Luis est le seul artiste représentant le monde hispanophone cette année, il est argentin. Remise dans le contexte : nous sommes au Liberté, le jeudi soir, en haut à 23h20.
L?ambiance dans la salle du haut contraste avec le bruits du bas, Luis commence avec des rythmes dub doublés d?une flûte traversière. C?est calme mais pas pour longtemps : l?Amérique latine se réveille et le public danse sur la salsa. Les paroles et les rythmes accrochent l?oreille, on ne peut s?empêcher de bouger et de chanter.
  Luis n?est pas seulement là pour faire de la musique, il impose des paroles engagées et malgré son attachement à la France, n?oublie pas son identité latine. Il rappelle la situation des étrangers illégaux en Europe et son expulsion d?Espagne non pas vers l?Argentine mais vers ? le Paraguay ( !). Sa dernière chanson est dédiée au peuple argentin qui lutte contre la crise économique, la famine et les organismes de gestion internationale. Une façon de ne pas perdre de vu la réalité du monde? et des populations qui souffrent tout en appréciant la musique latine.
Article : Sarah
          Big Buddha
Ne Vous fiez pas aux apparences !!! Derrièreson attitude de père tranquille, affairée à « doser » ses consoles, Big Bouddha ouvre le bal dans la salle du Haut de la Cité, C?est votre hôte pour toute la soirée. Le mélange des influences vient alimenter un fil conducteur bien rythmé. Calé entre deux encens, Big Bouddha met au service du dancefloor les sons du monde entier. Du bon son? conseillé pour l?apéro de votre prochaine soirée !!!!
Article : Dudu
          Mercan Dede : La claque
Heure : 2:00

Instruments traditionnels sur scène, Mercan Dede attaque avec des airs orientaux. L?électro arrive en force et la centrifuge de la derviche tourneur me monte au crâne. La jupe rouge est hypnotique.
Du papier à musique tout ça? Le genre de truc qui vous prend par surprise. La rencontre d?une house bien péchue, des montées techno calées, des grosses basses pour faire sauter le public et une pincée d?Istanbul qui rend tout le monde d?accord.
On attendait Terranova, on a eu Mercan Dede. Pil-poil pour nous remettre le boost attendu. Du show mesdames et mesdames.

Article : Amélie
          Volta & FX 909 : du sensuel au dancefloor
 

Volta et FX 909 se partagent les platines autour d?un set progressif, alliant la sensualité aux froideurs sourdes d?une drum?n?bass propre et carrée.
Alex Volta se charge du décollage du set sur une jungle très soft accompagnée de la voix sensuelle de Loreleï. On est vite entraîné par ces vagues de basses organiques agrémentées du jeu d?un excellent saxophoniste. Celui-ci jongle entre des phases de pur jazz et de longues improvisations.
Progressivement le rappeur Jamalski vient poser ces lyrics sur ces nappes jazzy qu?il enrichit à l?aide d?un séquenceur et bientôt le rythme s?accélère.
L?originalité de cette formation c?est le partage des machines : ils sont trois ou quatre à tourner sur les platines (dont Volta et FX bien sûr?), chacun apportant sa touche personnelle à un set de plus en plus rapide et puissant.
Lorsque FX 909 décide de « corser la sauce », le saxophoniste et la chanteuse Loreleï s?éclipsent au profit d?un ragga électrique de Jamalski.
Et c?est parti pour un set de drum?n?bass froid mais très dancefloor ? le public est conquis.
De plus, cette année le son est très propre dans le Liberté Haut contrairement aux autres années et ça c?est vraiment agréable !
Bref, un très bon set !

Article : gildas
          Boom Bip
Heure : 3:20

Après la (molle) prestation de Jaga Jazzist qui clôturait les performances du Liberté Bas, le public avait le choix entre deux options : celle d?une bonne bière au bar ou bien les non moins planants Boom Bip
Boom Bip est un artiste étrange qui choisit de nous perdre dans les méandres des songes sur des nappes de sons syncopés. La batterie omniprésente s?est métamorphosée en c?ur dont les soubresauts électroniques nous enlacent doucement. On se met à rêver, on plane, bercé par une guitare lancinante.
On disait que le dernier album de Boom Bip avait un arrière-goût de pop, ce fut plus un goût d?ambiant rappelant les déjà vieux anglais de KLF que l?on garda en bouche. Chaque morceau est composé sur la même trame c?est à dire un décollage progressif de chaque instrument qui finissent par fusionner pour former une seule nappe qui habille la vidéo très nature projetée derrière les musiciens. Il est clair que Boom Bip a inclut l?image comme un sample ou une guitare. On reste scotché aux poissons virevoltant entre les bulles, le vent secouant des branches d?arbres d?un jaune saturé et des corbeaux aux vols saccadés.
On quitte Boom Bip au ralenti, l??il en vrac et l?oreille ouatée?

Article : L??il en vrac