La Cité

          Françoise Guimbert et Christine Salem, un certain air de Maloya
Heure : 20:50 - 22:00  
 

A travers leurs racines réunionnaises, Françoise Guimbert et Christine Salem nous font voyager sur un air de Maloya. Menées par leur voie charismatique, elles chantent dans leur dimension les plus lancinantes, des airs moitié jazzy, moitié blues. Des tons qui viennent de là-bas, l?Ile de la Réunion. Chacune puise son inspiration dans le maloya. Au rythme des percussions et des envolées a capella, chacune se raconte.

Des textes parfois rageurs, nostalgiques, lourds d?un passé difficile : Françoise Guimbert, après avoir élevé ses frères et s?urs est devenue femme de ménage avant de découvrir son art, chanter.

Quand à Christine Salem et son groupe, elle exprime une nouvelle dimension de cette musique réunionnaise, près de ses racines indianocéaniques. Un temps malgache, un temps africaine.

Rendez-vous, ce soir à la salle de la Cité, 19h30 ? 21h00.

Fabienne
          Salem Tradition
Heure : 19:30 - 20:40  
 

Les Trans commencent à la Cité et « l?ambiance, elle est gagnante !!! » comme le scande Christine Salem, sa choriste et ses deux percussionnistes tout droit arrivés de la Réunion. Choix parfait pour débuter le festival, le groupe donne le rythme pour la soirée carnavalesque et endiablée de la Cité.

 Le public répond lui aussi présent dès les premiers morceaux. Chacun devine les histoires que la troupe réunionaise lui chante. Des instruments étranges percutent derriere les voix puissantes et rythmées de la chanteuse et de sa choriste. Un chant du quartier, les aventures d?une femme qui faisait trop la fête, vous transportent...


 

Le spectacle s?achève sans que la sueur n?ai eu le temps de couler. Une petite heure de Maloya motivé, c?est forcément trop court. « Vrai, pas vrai ?? »?

Article : Fabien
         Dj Marmaille
Heure : 19:00

Opopop? tout doux.

Il est 19 h, les portes s?ouvrent à la Cité. En ce premier soir de festival, les rennais se font attendre. Y?a pas foule mais Dj Marmaille nous a concocté une petite sélection insulaire bien dansante (Comores, Madagascar, Maurice). Les premiers déhanchés sont timides. Normal, l?apéro est tout juste entamé. La déco, l?odeur de poulet Colombo et les premières rythmiques métisses du duo Dj Marmaille promettent une soirée chaude, bouillante.

Article :Amélie
          Diablo
Heure : 23:00  

Danse, danse ; le Maloya Ragga !!! le message est lancé.
Mélange modernité-tradition entre le traditionnel malgache (instrus?) et le HiP HoP Ragga de la métropôle (voix).

Ces 7 jeunes réunionais, lancés par la voix de Françoise Guimbert du collectif, nous ont apporté la chaleur de l?île, le bonheur de vivre.

FaléYetre !!! trop tard? dommage.

Venu de l?Est de la Réunion, Sainte Suzanne : où au bord de la route, un jour , ils ont décidé de faire un groupe ?
Quel sera leur avenir ?
Ils vous le montrent sur scène?

Découverte Trans Musicales.

Article : Gaëtan
         M?toro Chamou : Show à la couleur éxotique.
Heure :00:30

Dans la soirée de jeudi 5 décembre, la salle de la Cité de Rennes a vibré sur divers rythmes traditionnels apportés du fin fond de l?océan indien. Après avoir savouré le « maloya », rythme musical traditionnel de la Réunion, le public a eu le plaisir de goûter le rythme traditionnel de Mayotte, le « m?godro » taillé de formes musicales ancestrales.
Vers minuit, le jeune prodigieux M?toro Chamou, né à Mayotte, les deux pieds bien sur terre, a confirmé la place inhérente de la musique traditionnelle mahoraise dans le monde, en donnant un souffle inédit au « m?godro ». Le public, bien présent, parmi eux, une poignée de mahorais est hystérique. A l?image de Demo qui « avoue avoir été impressionné par la sauce nouvelle injectée par M?toro Chamou dans le m?godro ». Sur scène, la guitare au cou, M?toro fait retentir subtilement entre les notes, les mélodies mêlant le m?godro, le reggae, la pop et le ragga?. Bref le tout est façonné par le public enchaîné, joyeux, en dance traditionnelle de Mayotte, même les musungou mahorais présents s?en sont impeccablement amusés. Après chaque chanson, des cris de joie retentissent de tous les côtés, clamant le retour de M?toro Chamou, avec son air cool, M?toro réplique en interprétant son fameux morceau « zamoro », une chanson où il faut danser dans tout les sens.
La présence, de M?toro Chamou et des musiciens de la Réunion dans les Transmusicales, est une ouverture remarquable de la culture musicale de l?océan indien. Bravo.

Article :Mohamed
          Interview M?toro Chamou

« Faire de la musique, ce n?est pas de jouer seul, avec sa guitare, mais c?est la partager », ainsi souligné l?aguichante star M?toro Chamou. A l?occasion de sa participation aux Transmusicales à Rennes, le jeune prodigieux M?toro Chamou nous a accordé une interview sympathique et décontractée, dans laquelle il nous explique que son succès d?aujourd?hui, est le fruit d?un travail laborieux, et d?une volonté de fer. Et que cela devra servir d?exemple pour tout le monde quelque soit le domaine, artistique ou pas. M?toro compte en lui, trois albums : « Kaza goma », « Retours aux sources » et le dernier parut récemment « M?lango ».

Zap Rennes : Bonsoir M?toro, content de te revoir parmi nous, ça fait quoi, en fait, d?être invité à prendre part à une telle manifestation, loin de Mayotte ?

M?Toro Chamou : Bonsoir, tout d?abord, avant de venir à Rennes, j?ai été en tournée en Allemagne. Ma présence ici, ce soir est une bonne chose, et tout ça est le résultat d?un effort incessant. Et ça devrait continuer ainsi car la musique est une chose d?importance, à préserver avec consistance. La musique mahoraise doit être véhiculée à travers le monde.

Zap Rennes : Sans doute, c?est la raison pour laquelle, tu as intitulé ton deuxième album, M?lango (la porte) en langue mahoraise.

M?toro Chamou : (rires) ?secouant ses dreadlocks, c?est exactement ça, il s?agit bien de l?ouverture de la musique, car la musique était, et restera toujours universelle. Ce n?est pas une compétition, mais un engagement où l?on doit s?investir avec courage et tenacité.

ZAP Rennes : Quels sont les messages que tu cherches à transmettre à travers tes chansons ?

M?toro Chamou : En étant un homme de paix et surtout « rasta », je chante pour la paix dans le monde ; mais aussi sur le mal de mon pays. Sans oublier, des mélodies pour chanter l?amour, le désaroi?bref la vie.

Zap Rennes : M?toro, dites nous, pourquoi le deuxième album est intitulé « Retour aux Sources », c?est quoi le secret ?

M?toro Chamou : (rires), en fait, j?ai commencé la musique par le rap, aujourd?hui, j?ai forgé moi-même une éthique professionnelle basée sur le « m?godro », qui est plus vivante et correspondant effectivement à la musique traditionnelle de l?océan indien. Donc c?est le roots quoi.

Zap Rennes : Pourqouoi ce pseudonyme « M?toro », qui veut dire « sauvage » ?

M?toro Chamou : Il faut chercher l?origine dans les années d?esclavagisme, quand le maître donne des ordres à son esclave, ce dernier refuse et trouve refuge en pleine montagne : pour moi, c?est la rebellion et je partage cet acte de bravoure. C?est pour ça que jusqu?à maintenant, je porte ce pseudonyme auquel je donne plutôt le sens de « rebelle ».

Zap Rennes : M?toro, ce sera quoi le prochain album ?

M?toro Chamou : C?est tôt de le dire, mais rassurez-vous, ça sera mieux, car je suis déterminé plus que jamais à faire partager la musique traditionnelle de Mayotte à travers le monde.

Zap Rennes : Des conseils pour les jeunes musiciens, peut-être.

M?toro Chamou : Il faut être courageux, et vaillant ; c?est un métier très important qui doit être exercé en harmonie.

Zap Rennes : Bonne continuation et bonne chance, M?toro.

M?toro Chamou : Merci.

La Cité - Jeudi 5 Décembre 0:40 Propos reccueillis par Kaya
         PAT'Jaune
Heure : 23:30

Ce groupe réunionnais, composé des trois frères Gonthier (tous les trois avec un chapeau et des bretelles XXL), ont une identité musicale qui leur est propre. Avec leurs instruments à cordes (contrebasse, guitare, banjo, violon) ils ont bercé le public avec leur musique traditionnelle des plaines d?altitude de la Réunion.
Les Pat?jaune ont su séduire le public rennais avec des textes en créole qui nous raconte, avec tendresse et humour, des épisodes de leurs vies quotidiennes dans les hauteurs de l? île.
Pat?jaune dégage une bonne humeur déconcertante dans une ambiance, due à l?éclairage, à la fois chaude et douce.

Article :Romain
         Homelife - Le monde en musique
Heure : 20:00

Homelife a réussi l?incroyable pari de mélanger instruments classiques et modernes à travers des morceaux des plus éclectiques. Le tout porté par la voix de diva d?une chanteuse asiatique au coffre étonnant. Beethoven et La Calllas, eux même, n?en reviendraient pas. L?avant garde de la musique du 21ème siècle est là, ce soir, au c?ur de la Cité.

Homelife, c?est aussi des violoncelles qui côtoient des guitares électriques, des synthés qui donnent la réplique à une clarinette, des tams tams déchaînés sous une sorte de totem porte bonheur, sans oublier des musiciens et chanteurs venus de tous les horizons mondiaux qui mêlent la samba à la folk, la techno à la pop, même l?opéra se laisse prendre par les rythmes frénétiques des batteurs. Un bel exemple de fraternité et de solidarité qui prouve une fois de plus que la musique rassemble et transcende les peuples.

Le public ne s?y trompe pas. Homelife, c?est époustouflant, mais 1 heure, c?est trop court. Snif !

Article : Gérard
         Ashley Slater à la Cité .
Heure : 21h20

Vous aimez la soul ? Vous aimez quand ça tire un peu sur le jazz ? Et vous aimez les chanteurs chauves avec des lunettes bleues et un bon sens de l?humour ? Et ben voilà, vous aimez Ashley Slater.C?est tout chaud, tout beau, ça parle d?Amour, ça fait sourire, enfin vous voyez bien de quoi je parle. Oui mais voilà, si vous voyez vraiment, vous me comprendrez quand je dis qu?un environement plus intimiste conviendrait mieux à ce style.

Avec un peu plus de proximité, la chaleur sympatique qui émane d?Ashley Slater se serait exprimée avec d?autant plus de facilité .
Mais attention, on ne touche à rien côté musique. Tantôt voluptueux, tantôt crooner, il appaise pour mieux déchainer ensuite. Que du bonheur pour les oreilles, même si les yeux restent sur leur fin.
  Article : Katel
         An Pierlé - Un ange est passé... elle me manque déjà
Heure : 22:40

An Pierlé mêle la grâce d?un ange à l?ironie d?un démon. Elle est comme une enfant dont les plus beaux rêves et les pires cauchemars s?expriment au travers de chansons surprenantes ?envoûtantes. Cette jeune artiste belge multiplie les contrastes, joue avec son public et dénote de nombreuses influences musicales, tantôt classique, tantôt hardrock. Son groupe, un trio guitares et batterie, la suit sur les nombreux sentiers explorés par sa musique.

Si l?espace d?un morceau son public semble transporté à mille lieues de la Cité, flottant par-dessus les nuages, le morceau suivant, son piano nous agresse, ses guitaristes nous font trembler, chacun voudrait se blottir dans l?obscurité de la salle, mais nul ne résiste à ce jeu du chat et de la souris. Des images qui m?ont traversées l?esprit, que peut-être certains ne partageront pas. Mais que je garderai longtemps.

  Article : Gérard
         Chaos technique !
Heure : 22h10

Stupeflip étonnant, ils étaient attendus, ils le savaient. 21H 50, la salle de la Cité complète. Les quelques intéressés qui avaient déjà écouté ce C.D 5 titres s?attendaient sûrement à passer un moment tranquilou?plutôt sympathique avec un groupe réputé pour être un peu déjanté?Et finalement, le chaos total, un son violent, destructuré, inquiétant?Bref une grosse claque?Des paroles loin de leur tube « j?fume plus de chit », où ils emmerdent tout le monde, les patrons, les professionnels, et même le public qu?ils traitent de batards, de tarlouses?en leur faisant des bras d?honneur en signe de remerciements et s?opposant aux « claquements » en fin de chanson.


Les techniciens aussi présents que les musiciens sur scène, pour gérer le matos des énergumènes enragés? Bref la panique durant 45 min à la Cité.
Nos impressions ? et bien désespérément bonnes. En espèrant que le chanteur fou qui a passé les 3 quarts du concert avec le pantalon sur les chevilles, manquant de se casser la gueule toutes les 15 secondes, en faisant des belles figures de free style, aura des nouvelles permissions de sortie de son H.P
Et finalement ça fait du bien de voir aux Trans un goupe qui met le dawa !!! Tant et si bien qu?on en arrive à se demander s?ils se sont eux mêms fixé des limites. Mais on s?en fout?dérangeants, incompris ?? Stupéfiants.
  Article : Ad et nico