COTE D'IVOIRE :
Du miracle, au mirage ivorien.
Gaëtan /Mars -Avril 2003
 


?Unité nationale, le rêve ivoirien?

?Le pays va mal, mon pays va mal, de mal en mal?
........................................................Tiken Jah Fakoly
P
Pour Tiken Jah Fakoly, (présent sur le plateau de l?émission ?C dans l?air?, France 5) l?intervention de la France dans le conflit de la Côte d?Ivoire, qui oppose les rebelles au gouvernement Gbagbo, est nécessaire. Même si la présence de cette armée n?est pas appréciée, elle permet pour l?instant d?éviter des massacres de plus grande ampleur.

Pour lui, la France aurait dû intervenir il y a trois ans, en 2000, et permettre des élections libres et démocratiques. Car des partis politiques n?ont pu être représentés et cette mascarade a permis au président Laurent Gbagbo d?être élu «démocratiquement» pour 5 ans.

Vous avez tous vu, si vous regardez les infos à la télé ou dans les journaux, le peuple ivoirien saccager le centre culturel français, manifester devant l?ambassade de France et appeler à l?aide les Etats-Unis. Sachez qu?en Côte d?Ivoire, il y a des manifestations ?autorisées? et organisées par le gouvernement, où le peuple ivoirien est utilisé pour communiquer aux médias ?une? réalité ivoirienne.
On ne voit pas, dans ces mêmes journaux-télés, les images des manifestations spontanées. Celles réprimées dans le sang qui dénoncent un président assassin et ses escadrons de la mort. On ne voit pas non plus les rebelles convaincre et inciter, avec leurs AK-47, les ivoiriens et immigrés des zones occupées à participer aux marches d?opposition.
Comme dans tous conflits ou pendant des élections, l?information est dirigée et difficile à vérifiée. Que se soit sur le net, à la télé ou sur papier : des informations ou désinformations ?

Le conflit ivoirien n?est pas encore réglé, qu?il est déjà oublié. Les aides internationales pour les actions humanitaires s?envolent vers un conflit d?orient plus médiatisé, et les ONG ne peuvent rien y faire. Le problème ivoirien va s?étouffer, les rebelles vont peut-être rentrer au gouvernement de réconciliation nationale, les escadrons de la mort vont continuer leurs affaires, les mercenaires de pays voisins toucher leurs salaires et les médias se taire?

 


Ne fais pas la gueule.
Toi qui peux t'exprimer.

 

 

Ne ferme pas les yeux.
Regarde la réalité.


Ouvre tes oreilles.
entends la réalité.

Ils ont changé la face du monde
Julie / Mars-avril 2003
 


Pierre Péan et Philippe Cohen ont sans doute écrit ?le? livre polémique de l'année 2003.

Avec 30 000 exemplaires vendus par jour dès sa sortie en librairie, ?la face cachée du Monde? (joli pavé de 600 pages) démonte le mythe déontologique du plus célèbre quotidien Français. Les accusations sont iverses et difficiles à résumer. Entre autres, on reproche au journal d'avoir tout fait pour détruire Chirac en jouant la carte Balladur lors de la campagne de 1995, d'avoir fait preuve d'indulgence envers le nationalisme Corse, d'avoir dissimulé des comptes peu réjouissants, d'avoir fait pression en faveur de l'arrivée à Paris du quotidien gratuit ?20 minutes? et ensuite présenté à ce journal gratuit une facture pour service rendu ! Etc.

L'indignation est générale : ?Comment ? Ce si virulent donneur de leçon qu'est Le Monde a lui aussi des affaires à cacher ?? Pendant une semaine, les deux auteurs ont écumé toutes les émissions possibles, sans tenir toutefois un discours très intéressant puisque leurs avocats leur conseillaient de ne pas trop parler. (Pourquoi venir si souvent alors ? Grande opération de Pub ?)

Du côté des attaqués ( Jean Marie Colombani, Edwy Plenel et Alain Minc ; respectivement président du directoire, directeur des rédactions et président du conseil de surveillance du journal.) c'est le silence radio. Pire, on a censuré les lignes de la chronique du Médiateur* Robert Solé (sans son autorisation faute d'avoir pu le contacter avant bouclage) dans lesquelles il demandait une réponse claire de la part des directeurs! Il faudra attendre ?Campus? (l?émission littéraire de France 2, présentée par Guillaume Durand) du jeudi 6 mars pour entendre le trio directionnel du Monde crier d'une seule voix à la calomnie et élargir les accusations à l'ensemble de la presse française. Ils ont refusé sur le même plateau la présence de Péan et Cohen : il n'y aura pas de débat. Dialogue de sourd.

Et nous, pauvres lecteurs du Monde, avons bien du mal à distinguer l'affabulation de la vraie dénonciation. Mais ce qui est sûr, c'est que nous ne lirons plus Le Monde exactement de la même manière, et que la douce illusion d'une intégrité totale de l'information s'est envolée (étions nous naïfs !). La principale raison ? L'argent! Cette chose qui fait tourner ?Le Monde?, et qui également le corrompt.


* Le Médiateur est dans un journal une personne intègre qui fait le lien entre les rédacteurs et les lecteurs : ?le médiateur est au cour de la relation de confiance entre le journal et son lectorat. Le médiateur, il est indépendant de la rédaction, il est là pour prendre position sur les grandes questions qui concernent la rédaction. Son rôle, son statut, son pouvoir, sont écrits dans la charte du journal, c'est-à-dire que c'est un engagement que nous prenons par rapport à nos lecteurs, et il est clairement précisé qu'en aucun cas son article ne peut être coupé sans son accord.? (Daniel Schneidermann, chroniqueur au ?Monde télévision?).




Les Yeux de la ville
Fabienne /Mars-Avril 2003
 


Attention Big Brother nous regarde. Présentes dans toute la ville, les cameras de surveillance scrutent les faits et gestes des rennais.
Enquête.

Magasins, parkings, voirie, hall d?entrées? lieux publics ou lieux privés, elles sont là, discrètes, à l?affût du moindre bruit, de la moindre silhouette. Les caméras de sécurité couvrent la ville de mille regards. De jour comme de nuit, à notre insu, elles s?immiscient dans notre quotidien. Mais il ne saurait être question de voyeurisme, car ces petites bêtes ne sont pas aussi méchantes qu?elles en ont l?air. Même si leur fonction première consiste à avoir l??il sur tout, leur rôle s?oriente davantage vers notre sécurité.

Etat des lieux.

Installé depuis 1982, le système de vidéosurveillance du trafic urbain de la ville de Rennes est devenu obsolète et inopérant depuis 1999. Le nouveau système sera opérationnel dès la réception de l'arrêté Préfectoral. ?La fonction de cette installation est axée sur le contrôle et la gestion de la circulation automobile? explique Thierry Flaux, technicien au poste central de régulation et conducteur d'opération du projet. ?En conséquence seul le service Déplacements Urbains de la ville de Rennes est concerné pour assurer l'exploitation du réseau de la voirie urbaine, la Police municipale par exemple n'y aura pas accès.?
Dans le poste central de régulation, trois écrans permettront de surveiller chaque site simultanément, cinq jours par semaines. Quatorze caméras couvriront les lieux les plus denses de la ville. Ce qui représente, en reliant celles-ci au centre de régulation, un réseau de près de neuf kilomètres de fibre optique.
Quand à la question sur le respect de la vie privée, le système informatique masquera tous les ensembles privatifs. Les sites commerciaux ne seront pas couverts par le système de vidéosurveillance.

La DDE dans le cadre du projet ?DOR-BREIZH? aura à terme accès aux images de vidéosurveillance, si elle le demande, après accord de la ville de Rennes et de la commission Préfectoralle.

 

 

 


Mad Le Maudit

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Les Yeux du métro
Julie.D/ Mars-Avril 2003
 


On ne s?en aperçoit plus vraiment, mais notre cher Val nous observe ! Le métro a des yeux : 160 caméras repartis sur les quais, devant les distributeurs, dans les halls?

C?est à Chantepie que se situe le cerveau de la bête. Petite visite avec Monsieur Cadot, chef PC (poste de contrôle). Deux rangées d?ordinateurs devant un grand écran de surveillance : visualisation des stations et de l?endroit ou se trouvent les rames. Quatre opérateurs travaillent en permanence ici et trois agents les relaient sur le terrain.
?Le premier but des caméras est une surveillance technique du matériel (bonne fermeture des portes palières ou des portes de clôture le soir, fonctionnement des composteurs?) Leur deuxième rôle c?est de visualiser l?ambiance de la station, pour peu qu?il y ait une agitation suite à un incident.?
Et puis bien sûr si vous fumez ou consommez de l?alcool, si vous pénétrez dans le Val avec votre vélo ou votre chien, une petite voix venue d?ailleurs vous demandera pour des raisons de sécurité de respecter le règlement !
?Il y a cinq minutes une personne était allongée en état d?ébriété devant les escaliers mécaniques. On a envoyé un agent et fait appel aux Amistars. Tout s?est bien passé. C?est un exemple des problèmes que nous avons le plus souvent à gérer.?
Si la situation devient délicate, le PC à une ligne directe avec la police. Mais en un an, aucune violence n?a été recensée.
J?observe sur l?écran la personne saoule en question se relever, elle a encore un peu de mal visiblement? Sur l?écran voisin, une personne se recoiffe. C?est amusant de voir ces gens qui se croient seul, on se sent un peu au dessus des choses ! ?Parfois il y a des gens qui lèvent la tête et nous font un petit sourire.?
La prochaine fois que vous vous trouvez dans le champ de vision des petites lucarnes grises, faites un signe à Monsieur Cadot !

Caméras : prix à payer pour la sécurité ?

Avant, on disait aux enfants : ?Ne fais pas de bêtises, Dieu voit tout et il te punira !?.
Les temps ont changé, et l'oeil abstrait qui surplombait nos faits et gestes est devenu technologie : la vidéo-surveillance. Doit t?on abandonner un peu de notre intimité pour en finir avec la délinquance ? (car c'est de cela entre autre qu'il s'agit n'est ce pas ?).
Routes, écoles, restaurants, parcs. Où s'arrête la contamination ?
Devient on parano si l'on évoque du roman ?1984? d'Orson Wells ?

 


Mad Le Maudit

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Désarmement ou démocratie
Kaya/ Mars-Avril 2003
 


Le compte à rebours est lancé, les alliés de la guerre vont attaquer l?Irak unilatéralement. Le temps des inspections est terminé, le temps de la diplomatie est achevé?les griffes sont prêts à dévorer. La philosophie de paix est lâchement vaincue. Que cette guerre épargne les civils innocents !

Deux termes différents, qui sont aujourd?hui, à l?origine de la crise qui secoue le monde diplomatique depuis des mois. La Maison Blanche semble être au bout de sa patience ; pour elle, l?idée de désarmement de l?Irak est désormais vide de sens. L?heure est à l?attaque ! Le compte à rebours est lancé. La logique diplomatique est vaincue, les alliés de la paix sont mis à terre par la force de la ?Guerre?.

Les Etats-unis et ses fidèles amis vont, sans l?accord de l?Onu, s?aventurer sur le sentier de la guerre? ?d? une sale guerre?.
Il importe d?analyser avec un ?il critique le déroulement de la crise qui porte en elle des ambigüités. Au début de la crise, on a accusé le chef de Bagdad de détenir des missiles non conventionnels et des armes de destruction massive. Ceci a conduit à l?inspection mandatée par le conseil de sécurité de l?Onu. Les inspecteurs travaillent d?arrache-pied. La coopération de Bagdad semble de plus en plus satisfaisante, des missiles Al-samoud2 sont détruits progressivement. C?est une solution diplomatique !
La volonté de ?désarmer? l?Irak, par la voie des inspections, était saluée par bon nombre des diplomates du monde entier. Les souvenirs des Guerres atroces ont marqué les esprits. C?est plus facile d?imaginer la paix, que d?engager des milliards de dollars dans une guerre qu?on baptise ?préventive?.

Force est de constater qu?aujourd?hui, les tendances sont renversées : on passe de l?idée de ?désarmer? l?Irak à l?idée de démocratiser cette région.
Les Etats-Unis sont-ils bien placés pour donner des leçons de démocratie ? N?est-il pas vrai que la souveraineté d?un Etat est inaliénable ? Le traumatisme du 11 septembre a rendu La Maison Blanche aveugle, Bush est de plus en plus déterminé?il devient inflexible, et rien ne semble arrêter cette administration sauf si Saddam Hussein démissionne ou s?exile. La logique de guerre est moralisée, assimilée à l?idée de combattre le terrorisme. La guerre est considérée comme un moyen d?atteindre la fin? mais c?est une fin de guerre sanglante, humiliante et désastreuse. Le peuple n?en veut plus, on en a marre !

Les partisans de la guerre disent qu?au nom de la paix et au nom de la liberté, il faut résolument désarmer Saddam Hussein, par la force armée. Mais la guerre ne rime pas avec la paix, ni la liberté. La guerre appelle la guerre? Dans cette perspective, Bush ne devrait pas sentir le devoir moral de ?désarmer? Saddam Hussein.

Les alliés de la diplomatie récusent l?idée d?attaque armée en connaissance de cause, ce sont des régions qui ont connu les plus affreuses guerres sur leurs territoires. La démocratie est un processus, et non un cadeau. L?incarnation de la démocratie, si c?est la réelle conviction des partisans de la guerre, se créera et s?implantera progressivement en corrélation avec les m?urs de la région, sans bain de sang, ni pressions extérieurs démagogiques.
La guerre aura pour conséquence le déchirement de la population, facteur d?humiliation?c?est un fléau !
La démocratie est propre à l?homme, son incarnation exige un consensus à l?amiable, diplomatique et digne.

 


Mad Le Maudit

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Bush : débarrasser les irakiens
de saddam et... du pétrole ???
Alex.K/ Mars-Avril 2003
 


Que se trame t-il derrière la complexe affaire irakienne?
Tentons de nous poser les bonnes questions...

Depuis le malheureux attentat du 11 septembre 2001 contre les tours jumelles du World Trade Center, les Etats-Unis d?Amérique (et George W. Bush en particulier) se sentent investis d?une grande mission planétaire à caractère punitive (George fut, ne l?oublions pas, le président américain le plus mal élu de l?Histoire des USA... il a aussi en permanence le bouton atomique à porter de la main).
Mais peut-on rire parce que les USA larguent des bombes sur les montagnes d?Afghanistan avec l?objectif d?anéantir les Talibans et le réseau terroriste Al qaeda, et qu?après une année de campagne militaire dans le pays, non seulement Al qaeda existe toujours, mais les Talibans y reprennent même, depuis peu, des couleurs?
Peut-on s?amuser de voir Bush fils vouloir finir le travail de Bush père en Irak?
Imaginons qu?il souhaite en finir avec Saddam, non parce qu?il possède des armes de destruction massives capables de menacer la sécurité des Etats-Unis ou des Européens (qui pourrait très honnêtement croire en ce genre de stupidité?), mais pour deux raisons qui se rejoignent: 1/ Saddam possède une quantité conséquente d?or noir sur son territoire; 2/ les Etats-Unis vont bientôt connaître une pénurie de pétrole dont ils ont tant besoin pour faire vivre et croître leur économie!!! Evident, me direz-vous? Evident pour les opposants a la guerre, uniquement.
Pour cette dernière raison, les Américains seraient donc prêts à tout mettre en jeu et à exposer leurs divergences avec certains pays européens. Et par la même occasion pourquoi ne pas diviser cette Europe qui menace de plus en plus les USA par son économie et sa monnaie commune devenue en quelques mois plus puissante que le dollar lui-même? Les USA prendraient-ils le risque de se mettre les populations occidentales à dos pour leur seul et unique bénéfice? Pourraient-ils user de la force égoïstement et de manière unilatérale?... De qui parle t-on? Des Etats-Unis? Le pays des Truman, Nixon et Reagan?... Oui, après tout, avec les Américains, tout est possible!!!
Vu de Londres, les choses ne sont pas aussi évidentes qu'il y parait. Ici, il y a bien sur les ?pro-guerre?. Certains medias n'hésitent pas a, très ouvertement, soutenir l'action conjointe de George W. Bush et de Tony Blair. On compte parmi eux des journaux tels que le Times (conservateur de droite) ou le Sun (tabloid, presse poubelle), appartenant tous a un multimilliardaire australien lui-même pro-guerre, Rupert Murdoch (il possède aussi le club de football Manchester United, BskyB, le New York Post, etc..). Le Sun n'avait d'ailleurs pas hésité, dans plusieurs de ses numéros, a traiter le Président Chirac de vers de terre et de pleutre, estimant que la position française était arrogante et rappelant le nombre de soldats américains et britanniques morts lors du Débarquement en Normandie pour sauver ce pays qui aujourd?hui s'oppose a ?ses sauveurs?. Pour ce journal, les froggies (grenouilles) sont devenues des worms (ver de terre).
Mais Tony Blair est de moins en moins apprécié outre-manche (67% des britanniques s'opposent à une attaque de l'Irak sans le soutient de l'ONU et 61% ne sont pas satisfaits de leur Premier ministre), a cause de son soutien inconditionnel a la politique irakienne de Bush. La population n'est pas convaincue que Saddam représente une réelle menace a l'encontre des intérêts britanniques. Et bien au contraire, les millions de personnes qui ont manifesté il y a quelques semaines partout dans le Royaume-Uni (dont 1,5 millions a Londres) ont voulu montrer a Tony Blair qu'ils ne souhaitent pas la guerre et qu'ils craignent meme qu'une guerre en Irak serait une raison suffisante pour que les terroristes d'Al qaeda décident de les attaquer, étant alliés a l'Amérique.
Point également important: pour des dizaines de milliers d'entre-eux, il s'agissait de la toute premiere manifestation a laquelle ils participaient. Ce qui prouve le réel intérêt de la population pour le sujet. Cette opposition existe et croît jour après jour, avec le soutien de chanteurs, de top models et d'acteurs britanniques, tels que George Michael, Miss Dynamite, Coldplay, Kate Moss.. ou encore de certains parlementaires du Parti Démocrate et du Labour Party, le parti du Premier ministre.
La guerre en Irak est un prétexte. Le pétrole est l'objectif numéro un. Mais quelle sera la prochaine cible des Américains, après l?Irak? Le Venezuela, parce qu?Hugo Chavez est proche de Fidel Castro et qu?il ne veut pas céder une goutte de pétrole aux Américains? Cuba, parce que depuis toujours Fidel Casto est une épine dans le pied des Américains? La Corée du Nord, parce que les Etats-Unis ne veulent pas traiter directement avec Pyongyang du sujet de la dénucléarisation du pays et de la région? Ou la France (pourquoi pas après tout), parce que notre pays montre son opposition nette et directe aux tentatives unilatéralistes de l'administration Bush?

 

 


 

 

 

 

Le Grand Bleu en danger...
Kaya/ Mars-Avril 2003
 

NB : Cette article à été rédigé le 11 Mars 2003

Avec les bruits de bottes qui courent dans le monde, on a presque oublié que le grand bleu vient d?être sauvagement victime d?une pollution?fiévreuse?.

Il y a des mois, le Prestige a échoué en pleine mer près des côtes de Galice (en Espagne). Ce naufrage n?est pas un cas unique. On se souvient tous du terrible ?Erika?, les cicatrices sont encore douloureuses et certaines victimes ont du mal à dissimuler leurs indignations?le grand bleu devient le théâtre de la pollution. A chaque fois que cela arrive malheureusement, des voix se lèvent en masse, les pouvoirs publics s?efforcent de trouver une solution adéquate sur la sécurité maritime, mais on peut dire que ces intentions restent dépourvues de réelles motivations.

De leur côté, Greenpeace, fort de ses actions pour la défense de l? écologie exprime sa volonté par des actes en empêchant les transports de ces substances chimiques et pétrolières dangereuses.
Il convient de s?intéresser sur le bonheur que la mer nous apporte quotidiennement : n?est-elle pas la source de la bonne et naturelle chaleur qui fait notre bien-être ? N?est-elle pas le vecteur de nos inspirations, et plus anecdotiquement n?est-elle la source de l?amour platonique?le grand bleu nous apporte le sourire qui nous a été enlevé par nos soucis quotidiens. C?est la plus grande destination de nos vacances, loin de l?ambiance bruyante dans les villes, loin des chaleurs sèches des usines, et surtout loin des lourdes technologies des hommes.
Et si la mer, c?est tout pour nous, pourquoi essuierait-elle des négligences des hommes ? Plus curieux encore, pour des intérêts économiques, on ne prête pas attention à la mer. Certes, nos besoins de consommations sont conditionnés par les produits pétroliers, mais il importe tout de même de veiller aussi au bon respect de la mer. Sa sauvegarde est importante pour les générations futures. Sans oublier également, le bien être des animaux marins peuplant ce grand bleu. Malheur pour cette population incapable de revendiquer ces droits ! Les côtes belles comme elles sont, deviennent noires, les oiseaux englués?la mer devient désolante !

Espérons que cela ne se reproduira plus jamais car le respect de notre environnement est la condition de notre survie.



 

 

 

 

 

On ne veut pas de votre guerre
Alexi & dorothée
Mars-Avril 2003
 


Pour la majorité des américains, la guerre en Irak va naturellement de pair avec la lutte anti-terroriste considérée comme une réponse légitime aux attentats du 11 septembre 2001.

Bien sûr, les médias jouent un rôle important dans cette assimilation car les médias d?outre-atlantique véhiculent l?image de champion de la liberté luttant contre un terrorisme fanatique et obscurantiste. Ils alimentent le climat d?insécurité qui a pris des allures de psychose. Les médias prennent soin de nourrir et d?entretenir le grand profit de l?administration qui part dès lors donner libre court à sa nouvelle politique expansionniste et gonfler largement ses budgets militaires. Le tout avec la bénédiction d?une opinion publique américaine largement mise en condition.
Il est clair pour beaucoup que cette guerre se base plus sur des convictions personnelles notamment celles véhiculées par la très conservatrice et très chrétienne ?religious right? américaine particulièrement influente sur l?actuel locataire de la Maison Blanche. Elle se base surtout sur les intérêts personnels (devinez qui a construit sa fortune sur le pétrole ?) et nationaux évidents que sur des faits avérés.
Il n?est en aucun cas question ici de vouloir protéger un des pires dictateurs que le monde porte actuellement, qui a freiné autant que possible le travail des inspecteurs de l?O.N.U. Saddam Hussein possède certainement des armes chimiques (il n?a d?ailleurs pas hésité à s?en servir contre son propre peuple, mais quant aux armes nucléaires dont le pentagone nous rabat les oreilles, les preuves de leur existence restent inconnues. De plus, on voit mal comment un pays sous embargo américain (sous entente mondiale) depuis 12 ans est dans une situation catastrophique comme celle que connaît l?Irak. D?autant plus que des pays tels que le Pakistan, l?Inde, Israël et la terrifiante dictature néo-staliniste de Corée du Nord ne se sont pas privés pour développer, tester, et revendiquer à profusion ce type d?armement sans être jamais inquiétés par la Maison Blanche. Pour en revenir à nos moutons irakiens, il n?est clairement pas aussi évident que Bush veut bien nous le faire croire que Hussein représente une réelle menace pour son pays.
Dans ces conditions, comment nous faire croire que Bush ne soit pas intéressé par cette éponge imbibée d?or noir que représente les côtes et le sous-sol irakien ?
Outre les intérêts pétrolifères dont personne n?est dupe, Washington y gagnerait beaucoup plus que quelques dollars sur le prix d?un baril de pétrole. Comme ils nous l?ont promis, ils mettraient le pays sous administration directe de l?armée américaine dans un élan de néo-colonialisme.
De même, tout le monde aura remarqué la rhétorique ultra manichéenne de G.W Bush qui veut que l?E.U et leurs alliés soient les représentants du bien, et leurs adversaires (c?est à dire tous ceux qui ne sont pas leurs alliés) soient ceux du mal. Cette vision simpliste est complètement en marge de la réalité et la complexité de la situation laisse peu de place à la neutralité. De plus, la position américaine inflexible ne veut entendre l?opposition.
Mais peut-on faire une guerre contre l?opinion publique ? La voix du peuple ne peut-elle pas freiner les ambitions de la plus grande démocratie du monde ? Les récentes et nombreuses manifestations qui ont eu lieu partout dans le monde, ce cri de l?humanité pour qui cette guerre n?est pas justifiée, n?ont-elles pas eu d?impact ?
On est de plus en plus porté à le croire en constatant le mépris total des dirigeants américains envers les manifestations.
On est aussi désolé de voire les gouvernements de grandes démocraties comme l?Espagne ou l?Angleterre mener une politique en totale opposition avec les convictions de leur population. Bien sûr, ces manifestations n?auront pas été sans conséquences malgré la position inflexible (prévisiblement) de G.W. Bush. Elles eurent le mérite de poser la question fatidique : un pays peut-il faire une guerre quand la très grande majorité des opinions mondiales y sont totalement opposées ? Il apparaît que le référendum pourrait être une bonne manière de consulter les citoyens dans plusieurs pays et de faire triompher la volonté populaire.
En tout cas, cet appel ne doit pas rester sans réponse. La paix doit l?emporter, le peuple du Monde plaide en Sa faveur !Bien sûr, les médias jouent un rôle important dans cette assimilation car les médias d?outre-atlantique véhiculent l?image de champion de la liberté luttant contre un terrorisme fanatique et obscurantiste. Ils alimentent le climat d?insécurité qui a pris des allures de psychose. Les médias prennent soin de nourrir et d?entretenir le grand profit de l?administration qui part dès lors donner libre court à sa nouvelle politique expansionniste et gonfler largement ses budgets militaires. Le tout avec la bénédiction d?une opinion publique américaine largement mise en condition.
Il est clair pour beaucoup que cette guerre se base plus sur des convictions personnelles notamment celles véhiculées par la très conservatrice et très chrétienne ?religious right? américaine particulièrement influente sur l?actuel locataire de la Maison Blanche. Elle se base surtout sur les intérêts personnels (devinez qui a construit sa fortune sur le pétrole ?) et nationaux évidents que sur des faits avérés.
Il n?est en aucun cas question ici de vouloir protéger un des pires dictateurs que le monde porte actuellement, qui a freiné autant que possible le travail des inspecteurs de l?O.N.U. Saddam Hussein possède certainement des armes chimiques (il n?a d?ailleurs pas hésité à s?en servir contre son propre peuple, mais quant aux armes nucléaires dont le pentagone nous rabat les oreilles, les preuves de leur existence restent inconnues. De plus, on voit mal comment un pays sous embargo américain (sous entente mondiale) depuis 12 ans est dans une situation catastrophique comme celle que connaît l?Irak. D?autant plus que des pays tels que le Pakistan, l?Inde, Israël et la terrifiante dictature néo-staliniste de Corée du Nord ne se sont pas privés pour développer, tester, et revendiquer à profusion ce type d?armement sans être jamais inquiétés par la Maison Blanche. Pour en revenir à nos moutons irakiens, il n?est clairement pas aussi évident que Bush veut bien nous le faire croire que Hussein représente une réelle menace pour son pays.
Dans ces conditions, comment nous faire croire que Bush ne soit pas intéressé par cette éponge imbibée d?or noir que représente les côtes et le sous-sol irakien ?
Outre les intérêts pétrolifères dont personne n?est dupe, Washington y gagnerait beaucoup plus que quelques dollars sur le prix d?un baril de pétrole. Comme ils nous l?ont promis, ils mettraient le pays sous administration directe de l?armée américaine dans un élan de néo-colonialisme.
De même, tout le monde aura remarqué la rhétorique ultra manichéenne de G.W Bush qui veut que l?E.U et leurs alliés soient les représentants du bien, et leurs adversaires (c?est à dire tous ceux qui ne sont pas leurs alliés) soient ceux du mal. Cette vision simpliste est complètement en marge de la réalité et la complexité de la situation laisse peu de place à la neutralité. De plus, la position américaine inflexible ne veut entendre l?opposition.
Mais peut-on faire une guerre contre l?opinion publique ? La voix du peuple ne peut-elle pas freiner les ambitions de la plus grande démocratie du monde ? Les récentes et nombreuses manifestations qui ont eu lieu partout dans le monde, ce cri de l?humanité pour qui cette guerre n?est pas justifiée, n?ont-elles pas eu d?impact ?
On est de plus en plus porté à le croire en constatant le mépris total des dirigeants américains envers les manifestations.
On est aussi désolé de voire les gouvernements de grandes démocraties comme l?Espagne ou l?Angleterre mener une politique en totale opposition avec les convictions de leur population. Bien sûr, ces manifestations n?auront pas été sans conséquences malgré la position inflexible (prévisiblement) de G.W. Bush. Elles eurent le mérite de poser la question fatidique : un pays peut-il faire une guerre quand la très grande majorité des opinions mondiales y sont totalement opposées ? Il apparaît que le référendum pourrait être une bonne manière de consulter les citoyens dans plusieurs pays et de faire triompher la volonté populaire.
En tout cas, cet appel ne doit pas rester sans réponse. La paix doit l?emporter, le peuple du Monde plaide en Sa faveur !