Bâtir un monde sans Guerre
kaya /Oct-Nov 2002
 


C’est la consternation partout dans le monde, on assiste chaque jour à des actes horribles contre l’humanité, des pires cauchemars. Des races de Dieu victimes mortellement des aberrations nébuleuses. Hélas ! Il faut se rendre aux Nations Unies pour en discuter, afin de faire mûrir la paix… la vraie paix.

En ce moment, dans le monde, il est difficile d’appréhender les intentions belliqueuses des uns des autres. Le sentiment d’insécurité est partout. De paris à Moscou, en passant par Berlin, de Washington en Asie, la psychose gagne de plus en plus de terrain, s’empire de jour en jour…autant dire que notre planète offre désormais des spectacles de terreur, elle est devenue presque un théâtre de conflit gratuit, mais terrible !

La sensibilité au thème de l’insécurité affecte tout le monde, même les plus stoïques. Aujourd’hui, c’est Bali qui paie la lourde tribu, mais demain ? (enfin n’espérons pas). Les alliés de l’ «Axe du Mal» vont faire mieux dans leurs combats contre le terrorisme. Il s’agit, en fait d’une lutte sensiblement contre des factions nébuleuses, voire invisibles. En Côte d’Ivoire, le conflit est de nature «classique», s’intensifie, et le cessez-le-feu se bloque, pendant ce temps la population civile innocente ne cesse de souffrir. Au Proche Orient, les morts civils se comptent, tandis que le processus de paix reste enterré. Et aux antipodes, des structures symboliques sont réduites en cendres, entraînant avec elles les âmes des Hommes.

C’est ainsi que notre monde supporte de façon horrible jour pour jour de nombreux bruits de guerre. Aux Etats-Unis, le risque de l’attaque armée contre l’Irak n’est pas une blague, au contraire ! Nonobstant, le feu vert du conseil de sécurité des Nations Unies est capital, avant de s’aventurer, malgré nous, plus loin sur le sentier de la guerre. Ainsi dit, la légitimité du recours à la force ne dépend pas du bon vouloir de chacun, mais d’une décision délibérée unanimement par les membres du conseil, selon les résolutions prévues par la Charte. Ouf ! Tant mieux. Quant à l’Irak, sa position isolée, et surtout sa place hors de la légalité internationale, suscite quelques problématiques. Mais présenterait-il un réel danger ? Jusqu’à lors, les preuves alléguées, à son encontre, ne peuvent constituer des causes solides pour l’attaquer militairement. Ce pays encore touché par l’embargo, laisse croire, des inquiétudes quant aux pratiques politiques draconiennes de son chef. Mais quand même une attaque armée contre cet Etat serait, absurdement une énorme erreur. Ne serait-elle pas le facteur d’explosion des conflits incontrôlables dans le monde ? Des pertes humaines indénombrables, sans parler des dégâts économiques endurés. S’entretuer n’a jamais été une solution digne !

Dans ces situations, le recours diplomatique est une opération gratuite ! Certes, nous manquons des mots pour exprimer nos douleurs, nous manquons aussi des idées pour penser et pour expliciter ce qui se passe. De leur côté, nos responsables politiques, entraînés dans les tourbillons successifs, causés par ces évènements, cherchent inlassablement à attirer l’attention, à susciter la confiance…pour stimuler l’espérance. Les médias, quant à eux, tentent de suivre ce train, de décrire et d’expliquer. Dès lors, il est temps de céder la place à la réflexion, à l’interrogation des causes profondes de ces formes de violences actives, arrêtées et…surtout conquérantes.

Favoriser le processus de paix sera, sans doute, un bijou très attendu, mais comment y parvenir ? Le chantier paraît utopique. Mais c’est mieux que rien ! D’ailleurs, des esprits réalistes se soulèvent, des voix de paix se font entendre quand même. Le prix Nobel de la paix décerné, il y a quelques jours, à l’ancien président démocrate Jimmy Carter, en fait une illustration symbolique. Ainsi des prises de conscience humaine, morale, voir philosophique s’efforcent de trouver, hors toute démagogie, des solutions pour mûrir la vraie paix. Ces prises de positions constitueraient, naturellement la pierre angulaire de l’édifice démocratique, tant espéré ! Cette démocratie se doit être humaine et fraternelle. Le respect de la dignité de la personne est fondamentalement indivisible et inviolable et, ceci nécessite normalement une honnête considération, avant d’être abusé par des galvanisations de l’ “Axe du Mal“.

Cette fois, nous irons bien nous plaindre au bon Dieu ! Car nous exigeons un monde sans guerre, sans bain de sang et sans différences. Ensembles, nous prions à nos responsables politiques de ne pas envoyer dans les régions de conflit des soldats et des fusils, mais et…surtout d’y dépêcher infatigablement une philosophie de paix. Que les armes de guerre soient entièrement enterrées et que la paix plane partout dans le monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guerre privée, ne pas entrer
Guillaume/Oct-Nov 2002
 


Petit rappel : le principe élémentaire de la démocratie ( le pouvoir donné au peuple ) garantit à tout citoyen le droit et le devoir de faire connaître ses opinions concernant les questions qui se posent à son pays. Bien qu’il paraisse évidemment utopique, voire anarchique de sonder tout les avis, pourquoi ne sommes nous donc jamais consultés ( par réferundum par exemple ) sur une question aussi importante que celle de la guerre ?

Vous avez tous suivi l’actualité et êtes donc au courant de la menace de guerre que les états occidentaux font planer au-dessus de l’Irak. D’un côté Mr Bush, prêt à tout pour démontrer son manque plus qu’évident de discernement et de l’autre Mr Schroeder qui refuse toute intervention militaire, fusse-t-elle légitimée par l’O.N.U. Entre les deux, notre président, soucieux de respecter la décision des Nations Unies, mais tenant à affirmer son éventuel soutien à nos voisins d’Outre-Atlantique.Nous n’oublierons pas Mr Blair qui ne tarde jamais trop à choisir son camp…

Ce que nous constatons est simple. Quatre hommes sont sur le point de déclencher l’enfer au-dessus de la tête de Saddam. Quatre. Est-il nécessaire d’additionner les populations de ces pays, Irak y compris pour se rendre compte d’un fait : ces populations sont toutes concernées mais réduites à l’aphonie la plus totale. Rappelons que lorsqu’un pays s’engage dans un conflit armé, il s’implique physiquement, mais aussi économiquement. Avons-nous envie de payer les armes qui vont servir à tuer les innocents Irakiens ? Avons-nous seulement envie d’être officiellement en guerre pour soutenir l’esprit de vengeance d’un seul homme ? Retournez faire un petit tour dans vos livres d’Histoire tous poussiéreux et cherchez la définition de l’expression “effort de guerre“ qui fût très utilisée il y a de ça un peu plus de cinquante ans.

Cet article n’est en aucun cas un plaidoyer. Il ne s’agit pas de «refaire le monde» comme on le ferait à la fin d’une soirée un peu trop arrosée, mais plutôt de faire le triste constat de notre absence de parole quand nous sommes pourtant extrêmement concernés.
Les manifestations contre cette guerre fleurissent un peu partout en Europe ( y compris à Rennes ) ce qui prouve que tous ces peuples veulent s’exprimer sur la question et prendre part aux décisions. A nous de poursuivre ces mouvements afin que le mot démocratie reprenne du sens.

 



Mathias
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Paapon Paapon Paapooon
Mad Le Maudit/Oct-Nov 2002
 


Allôôô les pompiers, y’a la justice qui brûûleu ! Paapon Paapon Paapooon…
Hum… Désolé. Mais voyez-vous, ce calembour, aussi pourri soit-il je vous l’accorde, résume à-peu-près bien la situation. Vous vous étonnez que Maurice Papon ait été libéré ? M’enfin, messieurs-mesdames, depuis quand met-on les criminels en prison ? Hein ?! Bon, soit, j’exagère un peu, mais je n’suis pas le seul, vous en conviendrez : dire de ce… de ce monsieur, là… dire qu’il est carrément à l’article de la mort, ou encore… ou encore… c’était quoi c’qualificatif qu’ils employaient déjà… Ah oui ! « Grabataire », c’est ça, grabataire… Ouaip. J’t’en foutrais du grabataire, moi… ‘faut quand même pas pousser… Quand je pense que maintenant un lycéen qui sèche les cours un peu trop à l’droit à 2000 euros d’amende, alors qu’un vieux collabo reconnu coupable de crime contre l’humanité va vivre peinard jusqu’à sa belle mort… Enfin… Vous pouvez donc constater que notre bon vieux pays est à la pointe du progrès : il dispose non plus d’une justice à deux vitesses, mais d’une justice à boîte séquentielle ! Faut bien vivre avec son temps… Vive la France !…

 

 

 


LES JOBS ETUDIANTS
Oct-Nov 2002
 


Avec l’allongement de la durée des études, les jeunes commencent à travailler de plus en plus vers l’âge de 25-35 ans, cependant le besoin d’indépendance financière les amènent parfois à faire une première intrusion dans le monde du travail en parallèle de l’école.
Un nouveau type d’emploi est ainsi apparu pour répondre aux impératifs des « étudiants salariés ». Et certaines entreprises ont su en tirer profit… Conscients en effet de cette nouvelle donne professionnelle, nombreux sont les employeurs qui se sont adaptés (on pense par exemple à la restauration rapide où des enseignes internationales ont composé leurs équipes avec quasiment que des étudiants). Ils proposent ainsi des temps partiels avec des horaires modulables fait en fonction des heures de cours. La formule convient parfaitement aux étudiants qui peuvent ainsi concilier études et travail.
Mais quelles avantages, un patron peut-il avoir à cumuler des contrats de 10 à 20 heures par semaines avec des employés qui ne resteront que ponctuellement (maximum la durée de leurs études car ils envisagent leur avenir professionnel bien souvent ailleurs) ?

 

 

 


L'autre Brésil
Alex / Oct-Nov 2002

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En mai dernier, nous décrivions dans notre première partie de ce dossier spécial un "Autre Brésil".. ce Brésil que l'on connaît évidemment, violent, corrompu et très pauvre, mais dont on ignore ou sous-estime finalement l'ampleur réelle des problèmes! Mais ce mois-ci, voyons les caractéristiques particulièrement positives, agréables et pitoresques que l'on rencontre dans ce grand pays très coloré et fort généreux (générosite, autant de ses richesses naturelles que celle des Brésiliens eux-mêmes).

Reality Loft Brother

Le Brésil possède lui aussi son "Loft-Story" depuis l'année dernière avec sa "Casa dos Artistas" (ou la "maison des artistes"), diffusée sur la chaîne populaire SBT. Ils sont douze. Et ils sont beaux et jeunes, évidemment ! Les caméras sont partout, y compris dans les douches !!! Strictement aucune intimité ne leur est permise. Bien qu'une polémique similaire a celle vécue en France a fait rage pendant quelques temps, entre les pros et antis "Casa dos Artistas", l'émission n'en finit pas de faire les choux gras de l'ensemble de la presse et des autres chaînes de télévision au Brésil. Ainsi chaque apres-midi, la RedeTV (concurrents directs de SBT) s'amuse a résumer l'épisode de la soirée précédente et a commenter le moindre bisou d'une fille a l'un des garçons, annoncant presque déja la formation d'un nouveau couple, voire même le futur mariage de ce couple prématuré ! N'oublions pas de citer également le succès de "Big Brother Brasil" ("BBB") sur la grande chaîne nationale TV Globo.. Que l'histoire se déroule en France, en Angleterre ou au Brésil, constatez que les effets sont exactement les mêmes, et ce, indépendement de la culture du pays !

Le paradis des cuisiniers

Les Brésiliens sont forts en gentillesse. Ils ont toujours un mot pour rire et sont toujours prêts a faire la fête. Les "churrascos" (barbecues) font également partie de la culture brésilienne, tout comme le plat traditionnel national, la "Fejoada" (préparée principalement à base de viande de porc et de haricots noirs, il semble en exister autant de recettes qu'il y a d'Etats au Brésil !!!). La diversité des fruits et légumes sur les marchés rendra les cuisiniers que nous sommes rêveurs ! Vous pouvez cuisiner pratiquement tout ce que vous souhaiter tant les ingrédients foisonnent autour de vous. A part, peut-être, le bon vieux camembert français qui, s'il est bien présent sur les étales, est absolument hors de prix..
Il faut néanmoins avouer que la nourriture brésilienne est riche en nutriments essentiels a une excellente alimentation. Au déjeuner, par exemple, le plat quotidien brésilien "Filet mignon" s'avère être a la fois un plat très simple (composé de riz -"arroz"-, viande de boeuf -"carne"-, haricots blancs -"feijao"- et frites -"batatas fritas"-,) et naturellement très riche, qui offre l'énergie nécessaire pour une longue journée de travail.

Fierté d’être brésilien...

C'est peut-être bien cela, être Brésilien. C'est certainement ce bonheur d'un peuple qui, malgré bien des problèmes, malgré la violence et la pauvreté, sait vivre en ouvrant son coeur aux autres et prend le temps d'observer avec un peu plus de recule les choses simples et vraiment essentielles de la vie.. Ma femme, Brésilienne de naissance, est certainement la mieux a même d'expliquer ce qu'est son pays : "Le Brésil c'est un merveilleux pays pour l'écotourisme, tant la biodiversité y est incroyable. Les gens y sont amicaux et accueillent les bras ouverts les citoyens du monde entier, quelle que soient leurs races, religions, etc..
Nous avons bien des choses a développer parce que le Brésil est un jeune pays, libéré du royaume portuguais depuis encore peu de temps.. Nous avons encore beaucoup a faire et a apprendre des pays industrialisés. Je suis fière d'etre Brésilienne quand on parle de nature et des gens sympathiques. Mais j'ai honte quand on parle de corruption, de l'avarice de certains, et que seuls les riches peuvent jouir de la vie.
La grande différence entre riches et pauvres crée la violence dans ce pays et c'est la que réside le problème, selon moi. Je suis fière de mon drapeau, le plus beau et avec le plus beau sens: le vert représentant la foret, le jaune pour l'or (volé par les Européens dans le passé), le bleu du ciel et le blanc de la paix (parce que nous ne faisons pas la guerre)." Et elle ajoutera en portuguais : "Somos orgulhosos de ser Brasileiros porque temos o país mais bonito do mundo".. ("nous sommes fiers d'etre Brésiliens parce que nous avons le plus beau pays du monde"). Et c'est vrai qu'il est beau son pays !!!

Terre de soleil et de plaisirs simples

Le Brésil, c'est aussi la terre du soleil et de la chaleur. Le chant mélodieux des oiseaux le matin et le soleil qui pénetrent vos fenêtres et vos coeurs. C'est une vie paisible. Une vie faite de petits plaisirs très simples, comme la petite promenade dans les parcs, les week-ends a la plage, les soirées entre amis autour du cocktail national, la "caipirinha", (qui se prépare autour de la "cachaça", le rhum brésilien). Nul doute que les vertus exotiques du pays y sont pour beaucoup. Mais après tout, lorsque vous avez travaillé une semaine entière et que vous êtes trop fatigué pour exercer quelque sport ou activité transpirante, quoi de plus agréable, si ce n'est un repos bien mérité sur l'une des fabuleuses plages brésiliennes ? Coté Samba et Carnaval, on retrouve la encore certains de ces petits plaisirs qu'affectionnent les Brésiliens. Le rythme dans la peau, la mélodie s'ecoulent dans leurs veines et les célebres tambours de Bahia battent en leur coeur comme ces danses interminables emplient de joie et de bonheur.

Futebol...

Le Brésil, c'est évidemment aussi le "futebol", avec une équipe nationale 5 fois championne du monde, après un titre remporté contre l'Allemagne en Juin dernier, au Japon. La folie du football au Brésil dépasse l'entendement. Deux fois par semaine les équipes brésiliennes se rencontre dans des confrontations passionnées et passionnantes. Au travail, a l'ecole, dans les repas de famille, les supporters du Corinthians nargueront ceux du Sao Paulo FC et vice versa.. dans une ambiance bonne enfant.. et malheur a celui dont l'équipe ne remportera pas le "Campeonato Brasileiro", ou "Brasileirão" (le championnat du Brésil) !!!