D.J NETIK
Jean / Dec 2001
 
D.J. NETIK
: A la question qu'est-ce que vous connaissez de RENNES, il y a quelques temps on aurait répondu les TRANSMUSICALES, festival qui symbolise la fierté de la ville, et puis… c'est tout. Dorénavant, tout cela n'est plus qu'histoire ancienne.

En effet, D.J. NETICK, jeune as des platines et autres mixettes, vient de décrocher le titre de champion du monde de "turntablism",statut qu'il a amplement mérité et qu'il a acquis le 22 septembre dernier à Londres. Pour ceux qui ne le connaissent pas, D.J. NETICK, 19 ans, a fait partie du collectif KALIBRE dans lequel étaient présents D.J. MOON, 2 SHE, SIENS, MASTA, FANTOME
A seulement 14 ans, l'émission de Jean-Louis FOULQUIER, Captain'café, lui consacre un reportage exclusif. Un premier passage aux TRANS en 1999 le couronne déjà pour sa virtuosité aux platines, faisant suite à ses diverses apparitions sur mix-tapes ("ton D.J. va craquer", Area 0", "Netick 3, vol.1") très remarquées.
Cette année, il était de retour pour les TRANS avec, le samedi 1er décembre, un show d'une vingtaine de minutes au Liberté Haut. Petit détail qui a son importance, participèrent le même soir des artistes tels que CANNIBAL OX (dont la cote ne cesse de monter Outre-Atlantique), AESOP ROCK ou LA CAUTION. Pas mal pour un D.J. de seulement 19 ans.
En tout cas, nous ne pouvons que l'encourager et lui souhaiter bonne chance pour la suite.

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Les chroniks du spécialiste.
Jean /oct 2001
 

 

BUSTA RHYMES "Genesis" (J RECORDS/BMG)

L'un des maîtres, si ce n'est le maître du RAP américain vient à nouveau nous couper le souffle. BUSTA RHYMES, malgré ses années dans le RAP game, a toujours su innover et faire avancer le HIP-HOP. Comme de coutume, c'est à du pur délire personnel que l'on va avoir affaire. Parce que, quand il s'agit de rapper sur des musiques électro et autres bizarreries, notre rappeur connaît la formule. En tout cas, le flow est là (écoutez "As I come" pour voir) et les prods sont signées par les plus grands : Dr DRE (le sublime "Break ya neck"), NEPTUNES, ROCK WILDER … que du beau monde pour un résultat plus qu'efficace.

B.O.F. "The wash" (AFTERMATH/DOGGYSTYLE/POLIDOR

Décidément, le Dr DRE est en pleine forme! Non content d'avoir signé les derniers tubes de MARY J. BLIGE et BUSTA RHYMES, il rempile avec cette B.O. Au programme, du RAP de gros calibre avec artistes à la renommée hollywoodienne tels BUSTA RHYMES, SNOOP DOGG, XZIBIT… D'entrée, on a droit à "On the boulevard" une pure combinaison DRE/SNOOP comme à l'époque. Mais les hits ne s'arrêtent pas là puisque d'autres suivent : le SOUL brother BILAL et son planant "Bring 2", "Blow my buzz" de D12 au "Don't talk***" du nouveau venu OX sont autant de tubes potentiels. Bref, un bon petit album, pas transcendant certes, mais qui réussit à capter l'attention de l'auditeur sans le lasser un instant.

FAT JOE "Jealous ones still envy" (EAST-WEST)

Le mafieu FAT JOE revient et il n'est pas content… Le titre, à lui seul, le montre ("Jealous ones still envy", ça en dit long…) et puis il y a ce morceau, "he's not real" qui balance quelques crasses sur JAY-Z, suite à une rime que ce dernier avait adressé à FAT JOE dans un de ses morceaux. Mais qu'en est-il de l'album ? On peut dire que les prods, exécutées par des pros de la console (ROCKWILDER, BUCKWILD, IRV GOTTI…) et des rockies (SEAN C., ROB TEWLOW…) sont plus que correctes et les guests sont plus ou moins connus (R.KELLY, JA-RULE, BUJU BANTON, LUDACRIS…) mais on a l'impression que le rappeur a perdu de sa superbe comparé à ce qu'il nous avait habitués auparavant. Toutefois, des tracks comme "We thuggin'" et "Murder RAP" remontent le niveau. Un peu plus de hargne aurait donc aidé le M.C. à sortir un album de meilleure qualité mais l'ensemble est de facture plus que correcte donc que demande le peuple ?

JOE "Let's stay home tonight" (JIVE)

Nouveau single, avant l'album du crooner, produit par le talentueux ALLSTAR. Très classique dans son approche, il reprend tous les ingrédients qui ont fait le succès de JOE : mélodies majeures accrocheuses, voix de velours, ambiances lover… bref un morceau tranquille à écouter sous lumières tamisées. On attend l'album avec impatience.

 

 

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La chronik de Fabien.
Fabien /oct 2001
 

 

NOONDAY UNDERGROUND Self Assembly Setanta/ pop lane

On aurait très bien pu ne jamais entendre parler des Noonday Underground, un groupe dont la réputation n'excédait pas jusqu'à il y a peu les milieux souterrains Londoniens et New Yorkais. Et puis Setanta à eu la bonne idée de rééditer Self Assembly, un album paru il y a quelques temps en édition limitée. Une initiative en forme de cadeau de noël. Noonday Underground c'est d'abord une voix, celle de Daisy Martey, dotée d'un charisme hallucinant qui fait d'elle l'héritière de la grande Janis Joplin, rien de moins.
Et puis c'est aussi cette rythmique parfaite : une batterie qui ne se départie jamais de son groove entêtant, une basse ronflant et hypnotique, des guitares tour à tour nerveuses puis caressantes. Simon Dine peut alors déployer sa panoplie de samples, ajouter cordes et cuivres, coller des vocaux sortis de nulle part et mêler à cette soul moderne une bonne dose de rock psychédélique, orgue hammond et arrangements touffus à l'appui. Self Assembly est un disque jouissif, riche de ces petits rien (ici le timbre fragile d'une scie musicale, là les notes éparses d'un xylophone) qui font toute la différence. Un joyeux fourre-tout aux vertus lysergiques qui se laisse (re)découvrir à chaque nouvelle écoute.

 

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